Je viens de tomber sur un article passionnant de tennismag sur Thiemo de Bakker, vainqueur du premier match de cette rencontre.
Du coup, je le poste ici.
[url=https://www.tennismag.com/alcool-jeux-problemes-familiaux-descente-terrible-descente-enfers-de-thiemo-de-bakker/]Alcool, jeux, problèmes familiaux et financiers, la terrible descente aux enfers de Thiemo de Bakker[/url]
Hey, ça joue [url=http://videostream.dn.ua/videopage/videoPage.php?g=dmx1ZnVtfGF6aHpocGIz&c=en&i=eWlxYW9jYWl1aA%E2%84%96f%E2%84%96f]manna/bakker[/url] !
pas de fdm ?
Alors que nos deux équipes s'étaient croisé trois fois en quatre ans, il va s'ensuivre une accalmie : elles vont s'éviter pendant une demi douzaine de saisons.
Entre temps, la planète tennis aura eu le temps d'assister à l'éclosion de Federer (qui réalise ses trois fameux petits chelem) puis de Nadal, qui enchaîne les victoires à Roland. Cette histoire là, on la connaît.
Mais c'est aussi la période ou la France se prend de passion pour "les nouveaux mousquetaires". La saison 2008 engendre les espoirs les plus fous !
On connaissait déjà Gasquet, petit mozart du tennis attendu chez les pros depuis des années (et qui a déjà à son actif des finales en 1000 et la demie de Wimbledon 2007).
On découvre tout d'abord Tsonga, qui claque la finale de l'open d'australie cette année là en écrasant complètement Nadal en demies.
[img]https://i.ytimg.com/vi/6QyWoFULZXk/hqdefault.jpg[/img]
En fin d'année, il remporte même le tournoi de Bercy !
[img]http://plazbovo.free.fr/images/chronopen/2008/2008-bercy-tsonga-44.jpg[/img]
Ensuite, c'est au tour de Monfils, lui aussi très brillant chez les juniors, de confirmer son immense potentiel en atteignant les demies de Roland Garros, la même année.
C'est enfin un quatrième larron, le moins attendu de tous, qui perce à son tour : le Prof, l'infatigable et épuisant tacticien de la bande. Gillou Himself.
Simon avait été révélé lors des demi finales du tournoi de Madrid ou il avait sorti Nadal après 3h et demie de jeu et 17 balles de break sauvées. Quelques mois plus tard, il se qualifie pour les demi finales du Masters en battant notamment le maître des lieux, Roger Federer himself.
L'année 2009 s'ouvre donc toute guillerette pour le tennis français qui s'attend, avec ces quatre là, à vivre des lendemains enchantés pavés de centaines de titres en grand chelem et, au moins de quelques titres en coupe davis.
La désillusion ne se fait pas attendre.
Le premier tour qui oppose la france à la république tchèque de Stepanek, 18e, et Berdych,22e, sera le baptême du feu de Tsonga (11e mondial) et de Gilles Simon, 8e.
Oui mais.
Vous connaissez l'ambiance déchaînée des matchs de Coupe Davis en europe de l'est ?
Vous connaissez l'incroyable complémentarité de Stepanek et Berdych qui les amènera à remporter la coupe davis en 2012 puis 2013 (dernier doublé en date)?
Vous connaissez, enfin, cette capacité de Gilles Simon à réaliser des contre performances en coupe davis ?
[img]http://images6.fanpop.com/image/photos/32800000/Radek-Stepanek-kisses-Tomas-Berdych-radek-stepanek-32801558-500-406.jpg[/img]
Voilà, tout est dit. Malgré la victoire de Tsonga sur Stepanek, Simon perd ses deux simples, et le duo Berdanek prend le meilleur sur Gasquet/Llodra, en double.
Le retour à la réalité est brutal et la France revoit ses rêves de grandeur à la baisse. Avant d'imaginer soulever à nouveau le saladier d'argent, il lui faudra donc déjà éviter une humiliante relégation en seconde division.
Les play offs se joueront à Maastrich face à un collègue du World Group. En effet, bien que vivotant en première division depuis les départs à la retraite des joueurs de sa génération dorée, l'équipe hollandaise ne gagne que peu de matchs et n'a que peu de point à l'obscur classement de l'ITF... Lors des playoffs, elle ne reçoit même pas de statut de tête de série (au contraire du Brésil qui sortait pourtant de la seconde division!), et doit donc affronter la France.
Les playoffs sont l'occasion pour le capitaine Forget de tester le dernier venu de ses jeunes prodiges : Gaël Monfils fait à l'occasion ses débuts sous le maillot tricolore. Les hollandais n'alignent aucun joueur dans le top 100, ça devrait être du gâteau.
Et ?
Eh ben non. Sur-confiant lors de la semaine d'entraînement, Monfils perd contre le modeste Thiemo Bakker. de Bakker, qui était tout de même un ancien numéro un junior (numéro un 2006), un de ces innombrables jeunes talents qui n'ont pas réussi à percer durablement en senior, mais qui, dans un bon jour, pouvait en inquiéter beaucoup.
Monfils:
[quote]"A Maastricht je ne paniquais pas, peut-être parce que je n'avais pas forcément conscience de ce que c'était la Coupe Davis, a-t-il admis. Je me suis peut-être pas assez mis de pression."[/quote]
A ce jour, Monfils présente un ratio en coupe davis extrêmement honorable. Douze victoires, sur des joueurs de qualité comme Ferrer (à Valence!), Nalbandian, Tisparevic... et même Federer, en 2014 (même si un doute subsiste sur l'état de forme du maître lors de son match du vendredi). Il a donc fini par prendre la compétition nettement plus au sérieux.
En fait, seuls deux hommes l'ont déjà battu.
Djokovic, en 2010 (triste journée).
La défaite du Parisien fait souffler un vent de panique sur les supporters français.
Mais heureusement, il y a le papa. Le taulard.
Jo Tsonga. Si son tableau de chasse en coupe davis n'a pas la qualité de celui de Monfils, s'il a, depuis, à son actif, quelques défaites assez peu glorieuses, le Willy a toujours été là pour faire tenir l'édifice.
Et dès le début.
Il remporte son premier match contre Jesse Hunta Galung, en trois sets serrés.
Le lendemain, avec Mika Llodra (lui aussi un pilier légendaire de l'équipe de France), il remporte le double, en quatre.
Enfin, le dimanche, il affronte de Bakker. Et le Néerlandais ne se laisse pas abattre, il sait qu'il joue probablement l'un des matchs les plus importants de sa carrière. Mais en face, Tsonga est irréprochable, notamment dans l'attitude car il ne joue pas un grand match. (39% de premières...)
Thiemo sert pour le set dans la première manche. C'est pourtant tsonga qui l'arrache, au tie break. De Bakker parvient à emporter la troisième manche, et passe même plutôt près d'amener le match dans un cinquième set ...
En effet, à 55, Tsonga a été mené 0 30 sur son service. Et il a eu bien du mal à conclure ce quatrième set au tie break.
La France s'est donc maintenue dans le groupe mondial, et a porté le score à 10/0. Cependant, ce jour là, nous avons entrevu une véritable catastrophe, qui n'a pu être évitée que par la fiabilité de celui qui est toujours présenté aujourd'hui comme le leader de l'équipe.
Tsonga a t il toujours en tête cet épisode mémorable ?
Sur le banc cette semaine (forfait de dernière minute), il pourrait assister à un match de De Bakker, lui aussi toujours présent sur le banc des Oranje.
Les hollandais, depuis, ont oscillé entre les playoffs, la seconde division. Ils sont remontés dans le world group une année, en 2014. Puis en 2018.
La France n'a plus eu à se défaire de playoffs depuis lors. Et pour espérer éviter de remettre sa place en première division en jeu à la fin de l'année, les bleus seraient bien inspirés de maintenir leur invincibilité face à nos proches voisins au pays tout plat.
Nous verrons tout celà lors de l'épisode VI qui va se dérouler dans quelques jours.
L'équipe de france lance la conquête de son dixième saladier idéalement contre les néerlandais en huitième de finale (qui commencent à apparaître comme les souffre douleurs favoris de l'EDF). La sélection française ne contient que des piliers de l'année 2001.
La paire Pioline/Santoro, plus Clément et Grosjean en simple. Du lourd, quoi. Grosjean vient d'achever la plus belle saison de sa carrière. En plus de la coupe davis, il a atteint les demies de Roland ET de l'australian, plus... la finale du Masters, et il a remporté Bercy.
En face, les hollandais sont un poil moins fringuants, en apparence tout du moins. Car ils sont sur le point de réaliser une très belle saison en individuel.
Schalken oscille entre la 30e et la 20e place depuis environ 2ans. Mais en 2002, il va enchaîner un quart à Wimbly, (perdu 75 au cinquième contre Hewit, futur vainqueur), et une demie à l'US Open 2002, perdu contre Pete Sampras himself.
Haarhuis, lui, va remporter Roland Garros 2002 avec Kafel. Son 6e titre du grand chelem.
Bref, on a du côté français des gars qui viennent de faire la saison de leur vie, et du côté hollandais des gars qui sont sur le point de la faire.
Sur la terre battue de Metz, Grosjean (qui est alors 9e mondial) lance idéalement la rencontre en battant le numéro 2 hollandais, Edwin Kempes.
Clément enfonce le clou en battant Schalken en cinq sets.
Cependant, lors du double, la magie de l'improbable duo Pioline Santoro ne fonctionne plus : Schalken et Haarhuis les battent en quatre et maintiennent le suspense.
Lors du quatrième match, Grosjean qualifie la France pour les quarts de finale .
Schalken n'aura pas démérité : comme contre Clément, il aura emmené la rencontre au cinquième set, sur une surface qui ne lui est pas favorable.
La suite de cette saison 2002, on la connaît. La France se qualifie de justesse pour les demies en s'extrayant d'une rencontre difficile conte la république tchèque.
En demies, ils adoptent, une fois de plus, la terre battue pour recevoir les Etats Unis de Blake, Roddick et Todd Martin. La stratégie s'avère payante puisque les français ne perdent que le double.
Hélas, comme en 1999, la vérité d'une rencontre n'est pas celle de la finale.
Ce qui se passera dans le palais omnisport de Bercy cette année là va hanter pendant des années l'équipe de France, et PHM durant toute sa carrière, comme une petite voix mauvaise qui se tenait sur son épaule à lui répéter que ce jour là, il n'avait pas été à la hauteur.
Nul besoin d'attendre vingt ans de plus.
Les néerlandais jouent désormais sans Krajicek, et placent leurs espoirs dans deux jeunes joueurs aux noms si compliqués à orthographier que je ne les écrirai pas deux fois de la même manière, Reaner Sluiter et Sjeng Schalken. Ci dessous Schalken vainqueur de l'US junior en 1994.
Et en cette année 2001, les néerlandais font un parcours magnifique.
Ils sortent au premier tour l'espagne de Ferrero, Moya et Corretja ... puis l'allemagne de Kiefer et Prinosil.
L'espagne était pourtant tenante du titre et grande favorite !
[img]http://plazbovo.free.fr/images/chronopen/2000/2000-espagne-44.jpg[/img]
Quant aux français, ils font également leur petit bonhomme de chemin.
Le petit nouveau de l'équipe, Escudé, a été le héros des quarts de finale en Suisse, ou il a remporté ses deux simples, dont un face à un jeune espoir du tennis mondial.
En double, le capitaine Forget se laisse aller à des expérimentations.. depuis le début de la campagne, il privilégie la paire Santoro Pioline... alors que les deux hommes ne peuvent pas se blairer ! Lors du premier tour, face aux modestes belges, le tandem avait assuré, sans convaincre... mais en quarts, ils sont battus par Manta et Federer, 97 au cinquième, et la viabilité de ce duo improbable est plus que jamais remise en question!
Pour la première demi finale de son histoire, les Pays Bas reçoivent la France sur la moquette de Rotterdam (théâtre de l'épisode I de la rétro, si vous suivez bien).
Pour vous situer le contexte, à l'époque, l'actualité tourne plutôt sur un des événements majeurs du XXIe siècle, qui s'est déroulé tout juste une semaine auparavant.
On va dire que le sport ne fait pas les unes, quoi.
Le match s'annonce relativement indécis, mais le suspense tourne court : lors du premier match, Sluiter abandonne face à Arnaud Clément, alors que le score était à un set partout.
Rappelons qu'à cette époque là Clément était à l'apogée de sa carrière puisqu'il a atteint le top 10 en même temps que la finale de l'Open D'Australie.
Ci dessous, Clement avec un illustre chauve, et son plus beau trophée, une peluche représentant un étrange animal des antipodes.
[img]http://cache3.asset-cache.net/xr/650972582.jpg?v=1&c=IWSAsset&k=3&d=77BFBA49EF87892102A727B1636DE2E6DE47940062A4BD026FDC38383EA8E84C034C2DDDB4E78D84A55A1E4F32AD3138[/img]
Dans le second match, Escudé fait son show habituel, et gagne un match 8 6 au cinquième face à Shalken, leader de l'équipe d'en face. Buiseness as usual pour Escudé, quoi.
La paire Santoro Pioline n'est absolument pas favorite de son match face à Shalken et Haarhuis, pourtant, à la surprise générale, ils vont s'imposer en trois sets.
La france s'impose donc dès le samedi, et le H2H tombe à 8/0.
La suite, on la connaît. Quelques mois plus tard, les bleus vont venger l'affront de 99 en battant les Aussies à domicile, et sur gazon.
La paire Santoro Pioline, pour son premier match sur gazon en tant qu'équipe, bat Rafter et Hewitt à la surprise générale !
[img]https://sport.francetvinfo.fr/sites/default/files/tmp/iframe/coupe-davis/img/ch3_forget_diaporama_05_pioline_santoro.jpg[/img]
Mais le vrai héros de cette édition, c'est évidemment Escudé, qui écrase littéralement Hewitt (pourtant numéro un mondial!) le vendredi, avant d'assurer le point de la victoire lors du cinquième match face à Wayne Arthurs.
[img]https://images.sudouest.fr/2014/11/21/57ebc8b366a4bd6726a7b3d4/default/1000/nicolas-escude-est-porte-en-triomphe-par-ses-coequipiers-a-la-suite-de-sa-victoire-contre-l-australien-wayne-arthurs-permettant-ainsi-a-l-equipe-de-france-de-remporter-la-coupe-davis-2001-a-melbourne.jpg[/img]
Certains diront que ce succès français tient surtout au forfait de Pat Rafter pour le cinquième match... rien ne dit que la Scud aurait pu reproduire son exploit du vendredi, battre un autre vainqueur de grand chelem, lui aussi ancien numéro un, et lui aussi très performant sur gazon.
La vérité, nous autres français, avec notre recul patriotique, nous la connaissons. Si Rafter a déclaré forfait, c'est parce qu'il avait trop peur de jouer Escudé dans un cinquième match, en finale de Coupe Davis.
Bref, cette année là, la France remporte son neuvième trophée, l'un des plus inattendus, et l'un des plus glorieux.
[img]https://www.tennislegend.fr/wp-content/uploads/australie-france-finale-coupe-davis-2001.jpg[/img]
Les années passent sans que les deux nations ne se recroisent.. En 1981, pour simplifier le planning de la coupe davis, l'ITF instaure le World Group. Désormais, seuls les pays membres de la première division peuvent remporter la coupe...
La france évolue dans l'élite mondiale sans discontinuer (ou presque...) et remporte même deux titres mémorables, en 91 puis en 96.
Ci dessous, le huitième sacre de l'équipe de France.
[img]https://i.eurosport.com/2010/11/30/665955-21708360-2560-1440.jpg?w=1050[/img]
Les pays bas n'ont pas cette chance.Ils accèdent pour la première fois au world group en 1989, mais sont relégués dès l'année suivante.
A partir de l'année 92, bien aidés par la présence de bons joueurs tels que Krajicek, Eltingh ou Haarhuis, les néérlandais vont devenir progressivement une bonne équipe de coupe davis, qui atteint régulièrement les quarts de finale (en 93, 94, 95 puis 97).
Ci dessous, la paire Eltingh Haarhuis, redoutable duo qui a été une force majeure dans les années 90 en double, remportant pas moins de cinq grand chelem et deux masters ensemble.
[img]https://media.gettyimages.com/photos/jul-1998-jacco-eltingh-and-paul-haarhuis-of-the-netherlands-in-action-picture-id1638037?s=612x612[/img]
Malgré ces bons résultats, les deux équipes cohabitent dans l'élite pendant une dizaine d'années sans se croiser.
Le bras de fer aura finalement lieu en 1999, vingt ans après la dernière recontre. La France, suite à la victoire miraculeuse de Boetsch en 96, est redescendue en seconde division en 97, puis est remontée à l'issue de la campagne 98. Le match qui les oppose aux Pays Bas en 1999 est donc l'occasion de leur grand retour dans le grand bain.
Vingt ans se sont écoulés depuis le dernier France/Pays Bas. Dans l'intervalle, des carrières ont eu le temps de naître, de florir puis de s'achever.
Le fer de lance de l'équipe de France s'appelle Cédric Pioline, 21e mondial. Il a déjà à son actif deux finales de grand chelem, quelques bras d'honneur distribués au public et une belle réputation d'ours mal léché.
L'équipe Hollandaise est très forte sur le papier; Eltingh a pris sa retraite en 98 mais Haarhuis est toujours là, toujours performant. Il est en général associé à Simerink. Et le numéro un hollandais est quatrième mondial. Il s'agit d'un de ces gars au service de plomb comme les années 90 en avaient vu, Richard Krajicek, le seul gars à avoir battu Sampras à Wimbledon entre 93 et 2000. (et qui en avait profité pour s'adjuger le titre).
Et Krajicek vient de remporter le tournoi de Miami, dans la semaine qui précède la rencontre.
[img]http://plazbovo.free.fr/images/chronopen/1999/1999-miami-krajicek.jpg[/img]
Sauf que le capitaine Forget (qui joue là sa première rencontre), décide de la jouer tactique. Et il opte pour la terre battue, dans les arènes de Nîmes. Krajicek sera sur sa moins bonne surface, et il va lui falloir s'adapter très rapidement.
Ce choix s'avère payant. Dès le premier match, Krajicek se retrouve mené deux sets à zéro par le numéro deux français. Il s'agit de Jerome Golmard (très récemment décédé de la maladie de Charcot), 25e mondial à l'époque.
Golmard joue son tout premier simple décisif. Et il passe tout près de l'exploit. Il perd le troisième au tie break. Puis 64. Puis 62.
Le voici dans une posture qui le met bien en valeur.
[img]https://media.gettyimages.com/photos/le-franais-jerme-golmard-reprend-une-balle-de-richard-krajicek-le-02-picture-id825445990?k=6&m=825445990&s=612x612&w=0&h=3IBzOlqqmABzBl30HdDPCk-cDqSFl6kM7kny4ZTeqaE=[/img]
Pioline, en patron, remet les pendules à l'heure contre Harrhuis, en trois sets.
Le double est, comme souvent, décisif. Les hollandais ont choisi de mettre leur numéro un au repos. Pas les français (il faut dire que Pioline était frais et plutôt bon en double).
Pioline est donc associé à Guillaume Raoux (un des piliers de l'équipe de france en double sur la seconde moitié des années 90, qui a grandement contribué à la victoire en 96, mais aussi une option respectable en simple).
Et le match sera très, très, serré. 64 57 76 67 62.
Pioline joue le quatrième match face à Krajicek, qu'il bat en quatre sets.
Une très belle performance... D'ailleurs heureusement qu'il a gagné. D'après une anecdote présente dans son autobiographie, Pioline raconte avoir croisé Golmard dans les vestiaires à une pause durant son match. Jérome était tétanisé par la possibilité de jouer un cinquième match. Visiblement, il n'était pas prêt.
Cette fois là, donc, c'est passé tout près.
Mais malgré la valeur de l'équipe hollandaise cette année là, la France se retrouve à 7-0.
La France ira jusqu'en finale cette année là, et adopteront pour les Woodies, Hewitt et Philippoussis la même tactique que face à Krajicek, c'est à dire de jouer sur terre battue.
Hélas, la sélection australienne sera malgré tout supérieure.
Bonus : la moustache de Newcombe.
[img]http://www.puntodebreak.com/files/australia_1999.jpg[/img]
EPISODE I en 1979, donc On parle d'une époque ou Giscard était un jeune président français plein d'avenir (je vous assure que ça a été le cas à un moment), ou Borg réalisait le doublé Roland/Wimbly, tandis qu'à l'USOpen, un jeune prodige de 20 ans avec un sale caractère et une coiffure improbable battait Gerulaitis en finale, et que Vilas, seul top 10 à avoir fait le déplacement aux antipodes, remporte son second Open d'australie.
Ci dessous, Borg qui réalise son deuxième doublé Roland/wimbly consécutif, OKLM.
[img]https://www.mediastorehouse.com/p/210/bjorn-borg-1979-wimbledon-champion-7396081.jpg[/img]
A cette époque, le groupe mondial n'a pas été instauré. Une nation mal classée peut se taper six tours avant d'atteindre la finale inter-zone, LA finale de la coupe davis, en décembre. La France n'est pas dans les pires nations de la zone europe et bénéfie d'un "bye" pour le premier tour préliminaire.
Sa première rencontre, mi-mars se joue contre les Pays Bas (qui eux, ont du jouer la norvège... fin 78, en premier tour préliminaire). Cette rencontre est un ... huitième de finale de la zone europe B (c'est à dire que le vainqueur de la zone europe B affrontera le vainqueur de la zone europe A pour accéder à la finale inter zone... vous suivez ? ). Pour simplifier, on va dire qu'il s'agit d'un 1/32e de finale. Le match a lieu sur moquette, à Rotterdam.
Le leader des hollandais, à cette époque, c'est Tom Okker. Un des joueurs majeurs sur la fin des années 60 et au début des années 70. Lors des débuts du classement informatique, il est quasiment systématiquement classé dans le top 5 sans discontinuer jusqu'en 1975. Okker, c'est au moins une demi finale dans chacun des quatre grand chelem, et une finale perdue lors du premier US "Open" de l'histoire, en 68.
[img]http://plazbovo.free.fr/images/chronopen/1968/1968-us-ashe-okker-3.jpg[/img]
En 1979, c'est un vieux briscard. Il a 35 ans, c'est l'un des anciens du circuit. L'un des derniers témoin du passage à l'ère Open. Mais il est toujours bien classé, quelque part entre la 50e et la 30e place.
En face, la France aligne ses deux bogoss de moins de vingt ans, ses deux jeunes espoirs, ceux qui vont, enfin, porter le tennis français dans les saison à venir. Le premier, malgré ses magnifiques bouclettes ne percera jamais; il s'agit de Pascal Portes.
Et donc ? En premier match, Okker bat Portes, en quatre sets. Noah remet les pendules à l'heure en battant le numéro deux hollandais, Louk Sanders, en quatre également.
En double, Okker était assez extraordinaire. Associé à Rolf Thung, il bat en quatre sets Patrice Dominguez (qui est mort d'un cancer il y a peu) et Gilles Moretton. Mais ce match, serré dans les deux premières manches, va peser sur les jambes du vieil hollandais.
Noah est donc forcé à l'exploit dans le match des numéro un. Ce qu'il fait. 8 10, 6 1, 7 9, 6 3, 6 4 (à l'époque le tie break n'est pas instauré en coupe davis). Il a eu Okker, pourtant mieux classé que lui, à l'usure.
Derrière, Portes finit le job, battant Sanders en trois sets.
La France sera impuissante deux tours plus tard, en demi finales de la zone europe B (et donc en huitièmes de finale de la coupe davis), dépassée par la tchécoslovaquie et leur nouveau prodige, un gars avec une vague dégaine de cadavre.
Ah chouette, le lien est enfin dispo. Bon be,n je vais en profiter pour polluer instantanément l'espace commentaires!
Et poster une rétro que j'ai fait ces derniers jours sur ma page TT(parce que chez moi, la coupe davis, ce n'est pas loin de l'obsession).
BREF !
Ce vendredi, la france sera la grande favorite de la rencontre qui va l'opposer aux Pays Bas. Et, fait étonnant, il s'agit du pays sur lequel le H2H pèse le plus en notre faveur : on leur a infligé dans l'histoire un 10/0 sans appel !
Du coup, dans ma petite tête d'arthropode maritime, je me suis dit que c'était l'occasion de faire une petite rétrospective sur ces rencontres (et coup de bol, il ne s'agit pour nous que de bons souvenirs).
Comme j'ai la flemme de revenir sur les rencontres de l'ère amateur, que je connais assez mal, je place mon épisode I alors que la France mène déjà 5/0.
Le premier france/pays bas de l'ère Open a lieu en 1979.
Du coup, je le poste ici.
[url=https://www.tennismag.com/alcool-jeux-problemes-familiaux-descente-terrible-descente-enfers-de-thiemo-de-bakker/]Alcool, jeux, problèmes familiaux et financiers, la terrible descente aux enfers de Thiemo de Bakker[/url]
pas de fdm ?
Alors que nos deux équipes s'étaient croisé trois fois en quatre ans, il va s'ensuivre une accalmie : elles vont s'éviter pendant une demi douzaine de saisons.
Entre temps, la planète tennis aura eu le temps d'assister à l'éclosion de Federer (qui réalise ses trois fameux petits chelem) puis de Nadal, qui enchaîne les victoires à Roland. Cette histoire là, on la connaît.
Mais c'est aussi la période ou la France se prend de passion pour "les nouveaux mousquetaires". La saison 2008 engendre les espoirs les plus fous !
On connaissait déjà Gasquet, petit mozart du tennis attendu chez les pros depuis des années (et qui a déjà à son actif des finales en 1000 et la demie de Wimbledon 2007).
On découvre tout d'abord Tsonga, qui claque la finale de l'open d'australie cette année là en écrasant complètement Nadal en demies.
[img]https://i.ytimg.com/vi/6QyWoFULZXk/hqdefault.jpg[/img]
En fin d'année, il remporte même le tournoi de Bercy !
[img]http://plazbovo.free.fr/images/chronopen/2008/2008-bercy-tsonga-44.jpg[/img]
Ensuite, c'est au tour de Monfils, lui aussi très brillant chez les juniors, de confirmer son immense potentiel en atteignant les demies de Roland Garros, la même année.
[img]https://i.eurosport.com/2008/05/31/442567-23301277-2560-1440.jpg?w=1050[/img]
C'est enfin un quatrième larron, le moins attendu de tous, qui perce à son tour : le Prof, l'infatigable et épuisant tacticien de la bande. Gillou Himself.
Simon avait été révélé lors des demi finales du tournoi de Madrid ou il avait sorti Nadal après 3h et demie de jeu et 17 balles de break sauvées. Quelques mois plus tard, il se qualifie pour les demi finales du Masters en battant notamment le maître des lieux, Roger Federer himself.
[img]http://plazbovo.free.fr/images/chronopen/2008/2008-masters-simon2.jpg[/img]
L'année 2009 s'ouvre donc toute guillerette pour le tennis français qui s'attend, avec ces quatre là, à vivre des lendemains enchantés pavés de centaines de titres en grand chelem et, au moins de quelques titres en coupe davis.
La désillusion ne se fait pas attendre.
Le premier tour qui oppose la france à la république tchèque de Stepanek, 18e, et Berdych,22e, sera le baptême du feu de Tsonga (11e mondial) et de Gilles Simon, 8e.
Oui mais.
Vous connaissez l'ambiance déchaînée des matchs de Coupe Davis en europe de l'est ?
Vous connaissez l'incroyable complémentarité de Stepanek et Berdych qui les amènera à remporter la coupe davis en 2012 puis 2013 (dernier doublé en date)?
Vous connaissez, enfin, cette capacité de Gilles Simon à réaliser des contre performances en coupe davis ?
[img]http://images6.fanpop.com/image/photos/32800000/Radek-Stepanek-kisses-Tomas-Berdych-radek-stepanek-32801558-500-406.jpg[/img]
Voilà, tout est dit. Malgré la victoire de Tsonga sur Stepanek, Simon perd ses deux simples, et le duo Berdanek prend le meilleur sur Gasquet/Llodra, en double.
Le retour à la réalité est brutal et la France revoit ses rêves de grandeur à la baisse. Avant d'imaginer soulever à nouveau le saladier d'argent, il lui faudra donc déjà éviter une humiliante relégation en seconde division.
Les play offs se joueront à Maastrich face à un collègue du World Group. En effet, bien que vivotant en première division depuis les départs à la retraite des joueurs de sa génération dorée, l'équipe hollandaise ne gagne que peu de matchs et n'a que peu de point à l'obscur classement de l'ITF... Lors des playoffs, elle ne reçoit même pas de statut de tête de série (au contraire du Brésil qui sortait pourtant de la seconde division!), et doit donc affronter la France.
Les playoffs sont l'occasion pour le capitaine Forget de tester le dernier venu de ses jeunes prodiges : Gaël Monfils fait à l'occasion ses débuts sous le maillot tricolore. Les hollandais n'alignent aucun joueur dans le top 100, ça devrait être du gâteau.
Et ?
Eh ben non. Sur-confiant lors de la semaine d'entraînement, Monfils perd contre le modeste Thiemo Bakker. de Bakker, qui était tout de même un ancien numéro un junior (numéro un 2006), un de ces innombrables jeunes talents qui n'ont pas réussi à percer durablement en senior, mais qui, dans un bon jour, pouvait en inquiéter beaucoup.
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Monfils:
[quote]"A Maastricht je ne paniquais pas, peut-être parce que je n'avais pas forcément conscience de ce que c'était la Coupe Davis, a-t-il admis. Je me suis peut-être pas assez mis de pression."[/quote]
A ce jour, Monfils présente un ratio en coupe davis extrêmement honorable. Douze victoires, sur des joueurs de qualité comme Ferrer (à Valence!), Nalbandian, Tisparevic... et même Federer, en 2014 (même si un doute subsiste sur l'état de forme du maître lors de son match du vendredi). Il a donc fini par prendre la compétition nettement plus au sérieux.
En fait, seuls deux hommes l'ont déjà battu.
Djokovic, en 2010 (triste journée).
Et Thiemo DeBakker, alors 122e mondial.
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La défaite du Parisien fait souffler un vent de panique sur les supporters français.
Mais heureusement, il y a le papa. Le taulard.
Jo Tsonga. Si son tableau de chasse en coupe davis n'a pas la qualité de celui de Monfils, s'il a, depuis, à son actif, quelques défaites assez peu glorieuses, le Willy a toujours été là pour faire tenir l'édifice.
Et dès le début.
Il remporte son premier match contre Jesse Hunta Galung, en trois sets serrés.
Le lendemain, avec Mika Llodra (lui aussi un pilier légendaire de l'équipe de France), il remporte le double, en quatre.
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Enfin, le dimanche, il affronte de Bakker. Et le Néerlandais ne se laisse pas abattre, il sait qu'il joue probablement l'un des matchs les plus importants de sa carrière. Mais en face, Tsonga est irréprochable, notamment dans l'attitude car il ne joue pas un grand match. (39% de premières...)
Thiemo sert pour le set dans la première manche. C'est pourtant tsonga qui l'arrache, au tie break. De Bakker parvient à emporter la troisième manche, et passe même plutôt près d'amener le match dans un cinquième set ...
En effet, à 55, Tsonga a été mené 0 30 sur son service. Et il a eu bien du mal à conclure ce quatrième set au tie break.
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La France s'est donc maintenue dans le groupe mondial, et a porté le score à 10/0. Cependant, ce jour là, nous avons entrevu une véritable catastrophe, qui n'a pu être évitée que par la fiabilité de celui qui est toujours présenté aujourd'hui comme le leader de l'équipe.
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Tsonga a t il toujours en tête cet épisode mémorable ?
Sur le banc cette semaine (forfait de dernière minute), il pourrait assister à un match de De Bakker, lui aussi toujours présent sur le banc des Oranje.
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Les hollandais, depuis, ont oscillé entre les playoffs, la seconde division. Ils sont remontés dans le world group une année, en 2014. Puis en 2018.
La France n'a plus eu à se défaire de playoffs depuis lors. Et pour espérer éviter de remettre sa place en première division en jeu à la fin de l'année, les bleus seraient bien inspirés de maintenir leur invincibilité face à nos proches voisins au pays tout plat.
Nous verrons tout celà lors de l'épisode VI qui va se dérouler dans quelques jours.
L'équipe de france lance la conquête de son dixième saladier idéalement contre les néerlandais en huitième de finale (qui commencent à apparaître comme les souffre douleurs favoris de l'EDF). La sélection française ne contient que des piliers de l'année 2001.
La paire Pioline/Santoro, plus Clément et Grosjean en simple. Du lourd, quoi. Grosjean vient d'achever la plus belle saison de sa carrière. En plus de la coupe davis, il a atteint les demies de Roland ET de l'australian, plus... la finale du Masters, et il a remporté Bercy.
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En face, les hollandais sont un poil moins fringuants, en apparence tout du moins. Car ils sont sur le point de réaliser une très belle saison en individuel.
Schalken oscille entre la 30e et la 20e place depuis environ 2ans. Mais en 2002, il va enchaîner un quart à Wimbly, (perdu 75 au cinquième contre Hewit, futur vainqueur), et une demie à l'US Open 2002, perdu contre Pete Sampras himself.
Haarhuis, lui, va remporter Roland Garros 2002 avec Kafel. Son 6e titre du grand chelem.
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Bref, on a du côté français des gars qui viennent de faire la saison de leur vie, et du côté hollandais des gars qui sont sur le point de la faire.
Sur la terre battue de Metz, Grosjean (qui est alors 9e mondial) lance idéalement la rencontre en battant le numéro 2 hollandais, Edwin Kempes.
Clément enfonce le clou en battant Schalken en cinq sets.
Cependant, lors du double, la magie de l'improbable duo Pioline Santoro ne fonctionne plus : Schalken et Haarhuis les battent en quatre et maintiennent le suspense.
Lors du quatrième match, Grosjean qualifie la France pour les quarts de finale .
Schalken n'aura pas démérité : comme contre Clément, il aura emmené la rencontre au cinquième set, sur une surface qui ne lui est pas favorable.
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La suite de cette saison 2002, on la connaît. La France se qualifie de justesse pour les demies en s'extrayant d'une rencontre difficile conte la république tchèque.
En demies, ils adoptent, une fois de plus, la terre battue pour recevoir les Etats Unis de Blake, Roddick et Todd Martin. La stratégie s'avère payante puisque les français ne perdent que le double.
Hélas, comme en 1999, la vérité d'une rencontre n'est pas celle de la finale.
Ce qui se passera dans le palais omnisport de Bercy cette année là va hanter pendant des années l'équipe de France, et PHM durant toute sa carrière, comme une petite voix mauvaise qui se tenait sur son épaule à lui répéter que ce jour là, il n'avait pas été à la hauteur.
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Et la Russie remporte sa première coupe Davis.
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Nul besoin d'attendre vingt ans de plus.
Les néerlandais jouent désormais sans Krajicek, et placent leurs espoirs dans deux jeunes joueurs aux noms si compliqués à orthographier que je ne les écrirai pas deux fois de la même manière, Reaner Sluiter et Sjeng Schalken. Ci dessous Schalken vainqueur de l'US junior en 1994.
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Et en cette année 2001, les néerlandais font un parcours magnifique.
Ils sortent au premier tour l'espagne de Ferrero, Moya et Corretja ... puis l'allemagne de Kiefer et Prinosil.
L'espagne était pourtant tenante du titre et grande favorite !
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Quant aux français, ils font également leur petit bonhomme de chemin.
Le petit nouveau de l'équipe, Escudé, a été le héros des quarts de finale en Suisse, ou il a remporté ses deux simples, dont un face à un jeune espoir du tennis mondial.
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En double, le capitaine Forget se laisse aller à des expérimentations.. depuis le début de la campagne, il privilégie la paire Santoro Pioline... alors que les deux hommes ne peuvent pas se blairer ! Lors du premier tour, face aux modestes belges, le tandem avait assuré, sans convaincre... mais en quarts, ils sont battus par Manta et Federer, 97 au cinquième, et la viabilité de ce duo improbable est plus que jamais remise en question!
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Pour la première demi finale de son histoire, les Pays Bas reçoivent la France sur la moquette de Rotterdam (théâtre de l'épisode I de la rétro, si vous suivez bien).
Pour vous situer le contexte, à l'époque, l'actualité tourne plutôt sur un des événements majeurs du XXIe siècle, qui s'est déroulé tout juste une semaine auparavant.
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On va dire que le sport ne fait pas les unes, quoi.
Le match s'annonce relativement indécis, mais le suspense tourne court : lors du premier match, Sluiter abandonne face à Arnaud Clément, alors que le score était à un set partout.
Rappelons qu'à cette époque là Clément était à l'apogée de sa carrière puisqu'il a atteint le top 10 en même temps que la finale de l'Open D'Australie.
Ci dessous, Clement avec un illustre chauve, et son plus beau trophée, une peluche représentant un étrange animal des antipodes.
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Dans le second match, Escudé fait son show habituel, et gagne un match 8 6 au cinquième face à Shalken, leader de l'équipe d'en face. Buiseness as usual pour Escudé, quoi.
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La paire Santoro Pioline n'est absolument pas favorite de son match face à Shalken et Haarhuis, pourtant, à la surprise générale, ils vont s'imposer en trois sets.
La france s'impose donc dès le samedi, et le H2H tombe à 8/0.
La suite, on la connaît. Quelques mois plus tard, les bleus vont venger l'affront de 99 en battant les Aussies à domicile, et sur gazon.
La paire Santoro Pioline, pour son premier match sur gazon en tant qu'équipe, bat Rafter et Hewitt à la surprise générale !
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Mais le vrai héros de cette édition, c'est évidemment Escudé, qui écrase littéralement Hewitt (pourtant numéro un mondial!) le vendredi, avant d'assurer le point de la victoire lors du cinquième match face à Wayne Arthurs.
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Certains diront que ce succès français tient surtout au forfait de Pat Rafter pour le cinquième match... rien ne dit que la Scud aurait pu reproduire son exploit du vendredi, battre un autre vainqueur de grand chelem, lui aussi ancien numéro un, et lui aussi très performant sur gazon.
La vérité, nous autres français, avec notre recul patriotique, nous la connaissons. Si Rafter a déclaré forfait, c'est parce qu'il avait trop peur de jouer Escudé dans un cinquième match, en finale de Coupe Davis.
Bref, cette année là, la France remporte son neuvième trophée, l'un des plus inattendus, et l'un des plus glorieux.
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Les années passent sans que les deux nations ne se recroisent.. En 1981, pour simplifier le planning de la coupe davis, l'ITF instaure le World Group. Désormais, seuls les pays membres de la première division peuvent remporter la coupe...
La france évolue dans l'élite mondiale sans discontinuer (ou presque...) et remporte même deux titres mémorables, en 91 puis en 96.
Ci dessous, le huitième sacre de l'équipe de France.
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Les pays bas n'ont pas cette chance.Ils accèdent pour la première fois au world group en 1989, mais sont relégués dès l'année suivante.
A partir de l'année 92, bien aidés par la présence de bons joueurs tels que Krajicek, Eltingh ou Haarhuis, les néérlandais vont devenir progressivement une bonne équipe de coupe davis, qui atteint régulièrement les quarts de finale (en 93, 94, 95 puis 97).
Ci dessous, la paire Eltingh Haarhuis, redoutable duo qui a été une force majeure dans les années 90 en double, remportant pas moins de cinq grand chelem et deux masters ensemble.
[img]https://media.gettyimages.com/photos/jul-1998-jacco-eltingh-and-paul-haarhuis-of-the-netherlands-in-action-picture-id1638037?s=612x612[/img]
Malgré ces bons résultats, les deux équipes cohabitent dans l'élite pendant une dizaine d'années sans se croiser.
Le bras de fer aura finalement lieu en 1999, vingt ans après la dernière recontre. La France, suite à la victoire miraculeuse de Boetsch en 96, est redescendue en seconde division en 97, puis est remontée à l'issue de la campagne 98. Le match qui les oppose aux Pays Bas en 1999 est donc l'occasion de leur grand retour dans le grand bain.
Vingt ans se sont écoulés depuis le dernier France/Pays Bas. Dans l'intervalle, des carrières ont eu le temps de naître, de florir puis de s'achever.
Le fer de lance de l'équipe de France s'appelle Cédric Pioline, 21e mondial. Il a déjà à son actif deux finales de grand chelem, quelques bras d'honneur distribués au public et une belle réputation d'ours mal léché.
[img]http://plazbovo.free.fr/images/chronopen/1996/1996-bercy-kafelnikov-pioline-1.jpg[/img]
L'équipe Hollandaise est très forte sur le papier; Eltingh a pris sa retraite en 98 mais Haarhuis est toujours là, toujours performant. Il est en général associé à Simerink. Et le numéro un hollandais est quatrième mondial. Il s'agit d'un de ces gars au service de plomb comme les années 90 en avaient vu, Richard Krajicek, le seul gars à avoir battu Sampras à Wimbledon entre 93 et 2000. (et qui en avait profité pour s'adjuger le titre).
Et Krajicek vient de remporter le tournoi de Miami, dans la semaine qui précède la rencontre.
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Sauf que le capitaine Forget (qui joue là sa première rencontre), décide de la jouer tactique. Et il opte pour la terre battue, dans les arènes de Nîmes. Krajicek sera sur sa moins bonne surface, et il va lui falloir s'adapter très rapidement.
Ce choix s'avère payant. Dès le premier match, Krajicek se retrouve mené deux sets à zéro par le numéro deux français. Il s'agit de Jerome Golmard (très récemment décédé de la maladie de Charcot), 25e mondial à l'époque.
Golmard joue son tout premier simple décisif. Et il passe tout près de l'exploit. Il perd le troisième au tie break. Puis 64. Puis 62.
Le voici dans une posture qui le met bien en valeur.
[img]https://media.gettyimages.com/photos/le-franais-jerme-golmard-reprend-une-balle-de-richard-krajicek-le-02-picture-id825445990?k=6&m=825445990&s=612x612&w=0&h=3IBzOlqqmABzBl30HdDPCk-cDqSFl6kM7kny4ZTeqaE=[/img]
Pioline, en patron, remet les pendules à l'heure contre Harrhuis, en trois sets.
Le double est, comme souvent, décisif. Les hollandais ont choisi de mettre leur numéro un au repos. Pas les français (il faut dire que Pioline était frais et plutôt bon en double).
Pioline est donc associé à Guillaume Raoux (un des piliers de l'équipe de france en double sur la seconde moitié des années 90, qui a grandement contribué à la victoire en 96, mais aussi une option respectable en simple).
Et le match sera très, très, serré. 64 57 76 67 62.
Pioline joue le quatrième match face à Krajicek, qu'il bat en quatre sets.
Une très belle performance... D'ailleurs heureusement qu'il a gagné. D'après une anecdote présente dans son autobiographie, Pioline raconte avoir croisé Golmard dans les vestiaires à une pause durant son match. Jérome était tétanisé par la possibilité de jouer un cinquième match. Visiblement, il n'était pas prêt.
Cette fois là, donc, c'est passé tout près.
Mais malgré la valeur de l'équipe hollandaise cette année là, la France se retrouve à 7-0.
La France ira jusqu'en finale cette année là, et adopteront pour les Woodies, Hewitt et Philippoussis la même tactique que face à Krajicek, c'est à dire de jouer sur terre battue.
Hélas, la sélection australienne sera malgré tout supérieure.
Bonus : la moustache de Newcombe.
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Ci dessous, Borg qui réalise son deuxième doublé Roland/wimbly consécutif, OKLM.
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A cette époque, le groupe mondial n'a pas été instauré. Une nation mal classée peut se taper six tours avant d'atteindre la finale inter-zone, LA finale de la coupe davis, en décembre. La France n'est pas dans les pires nations de la zone europe et bénéfie d'un "bye" pour le premier tour préliminaire.
Sa première rencontre, mi-mars se joue contre les Pays Bas (qui eux, ont du jouer la norvège... fin 78, en premier tour préliminaire). Cette rencontre est un ... huitième de finale de la zone europe B (c'est à dire que le vainqueur de la zone europe B affrontera le vainqueur de la zone europe A pour accéder à la finale inter zone... vous suivez ? ). Pour simplifier, on va dire qu'il s'agit d'un 1/32e de finale. Le match a lieu sur moquette, à Rotterdam.
Le leader des hollandais, à cette époque, c'est Tom Okker. Un des joueurs majeurs sur la fin des années 60 et au début des années 70. Lors des débuts du classement informatique, il est quasiment systématiquement classé dans le top 5 sans discontinuer jusqu'en 1975. Okker, c'est au moins une demi finale dans chacun des quatre grand chelem, et une finale perdue lors du premier US "Open" de l'histoire, en 68.
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En 1979, c'est un vieux briscard. Il a 35 ans, c'est l'un des anciens du circuit. L'un des derniers témoin du passage à l'ère Open. Mais il est toujours bien classé, quelque part entre la 50e et la 30e place.
En face, la France aligne ses deux bogoss de moins de vingt ans, ses deux jeunes espoirs, ceux qui vont, enfin, porter le tennis français dans les saison à venir. Le premier, malgré ses magnifiques bouclettes ne percera jamais; il s'agit de Pascal Portes.
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Le second est un petit jeune originaire du Cameroun, qui a été remarqué par Arthur Ashe. Et lui, personne ne l'a oublié.
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Et donc ? En premier match, Okker bat Portes, en quatre sets. Noah remet les pendules à l'heure en battant le numéro deux hollandais, Louk Sanders, en quatre également.
En double, Okker était assez extraordinaire. Associé à Rolf Thung, il bat en quatre sets Patrice Dominguez (qui est mort d'un cancer il y a peu) et Gilles Moretton. Mais ce match, serré dans les deux premières manches, va peser sur les jambes du vieil hollandais.
Noah est donc forcé à l'exploit dans le match des numéro un. Ce qu'il fait. 8 10, 6 1, 7 9, 6 3, 6 4 (à l'époque le tie break n'est pas instauré en coupe davis). Il a eu Okker, pourtant mieux classé que lui, à l'usure.
Derrière, Portes finit le job, battant Sanders en trois sets.
La France sera impuissante deux tours plus tard, en demi finales de la zone europe B (et donc en huitièmes de finale de la coupe davis), dépassée par la tchécoslovaquie et leur nouveau prodige, un gars avec une vague dégaine de cadavre.
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Et poster une rétro que j'ai fait ces derniers jours sur ma page TT(parce que chez moi, la coupe davis, ce n'est pas loin de l'obsession).
BREF !
Ce vendredi, la france sera la grande favorite de la rencontre qui va l'opposer aux Pays Bas. Et, fait étonnant, il s'agit du pays sur lequel le H2H pèse le plus en notre faveur : on leur a infligé dans l'histoire un 10/0 sans appel !
Du coup, dans ma petite tête d'arthropode maritime, je me suis dit que c'était l'occasion de faire une petite rétrospective sur ces rencontres (et coup de bol, il ne s'agit pour nous que de bons souvenirs).
Comme j'ai la flemme de revenir sur les rencontres de l'ère amateur, que je connais assez mal, je place mon épisode I alors que la France mène déjà 5/0.
Le premier france/pays bas de l'ère Open a lieu en 1979.