« La solution serait que chaque joueur, jusqu'à la 300e ou 400e place au classement, reçoive une allocation de 100 000 dollars », propose Daniel
Interviewé par le Financial Times, Taro Daniel a évoqué la vie financière d’un joueur de tennis professionnel et les difficultés qu’elles peuvent impliquer.
Jusqu’à maintenant, le Japonais a gagné environ 180 000 dollars en 2025. Mais ce gain est vite rattrapé par les dépenses.
Il déclare : « Ce chiffre que vous voyez est complètement irréaliste. Tout d'abord, vous gagnez tout cet argent à l'étranger, donc ils vont prélever toutes les retenues à la source.
Ensuite, les tournois couvrent votre chambre d'hôtel, mais pas celle de votre entraîneur.
Mon relevé de carte de crédit représente au moins 20 000 $ par mois, rien que pour les dépenses opérationnelles (hôtel, nourriture, vols), sans compter les salaires que je verse à mon équipe…
En tant que joueur de tennis, vous êtes comme une petite entreprise, mais tous vos employés voyagent tout le temps. »
Pour Daniel, une meilleure répartition des gains est primordiale, afin que les moins bien classés puissent continuer à jouer : « Les tournois du Grand Chelem rapportent entre 350 et 500 millions de dollars par an.
Je pense que la solution serait que chaque joueur jusqu'à la 300e ou 400e place au classement reçoive une allocation de 100 000 dollars, répartie entre les tournois du Grand Chelem et l'ATP ou la WTA.
Cela représenterait 8 millions de dollars pour chaque organisation, ce qui n'est pas déraisonnable. »
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