« J'ai toujours apprécié les Masters 1000 au format long » : Medvedev relance le débat sur le calendrier ATP
À Wimbledon, Daniil Medvedev s'est exprimé franchement sur l'évolution du tennis. Entre un calendrier trop chargé et la bataille pour la place de numéro 1 mondial, le Russe estime qu'il est temps de revoir les priorités du circuit masculin.
Après un premier set compliqué, Daniil Medvedev a parfaitement redressé la barre pour écarter l'Espagnol Daniel Merida (3-6, 6-3, 7-5, 6-2) et rejoindre le troisième tour de Wimbledon.
Une victoire construite avec patience qui lui a ensuite permis d'aborder deux sujets majeurs en conférence de presse : l'évolution du calendrier ATP et la bataille pour la place de numéro un mondial.
« Les Masters 1000 devraient devenir la priorité de la saison »
« J'ai toujours apprécié les Masters 1000 au format long, et je fais peut-être partie des rares joueurs à penser ainsi. En revanche, s'ils prennent autant de place dans le calendrier, ils devraient avoir encore plus d'importance.
Les joueurs devraient construire leur saison autour de ces tournois. Je ne peux pas dire avec certitude qu'ils sont responsables des blessures, mais il est évident qu'un calendrier aussi chargé laisse moins de temps pour récupérer. Aujourd'hui, mon avis est plus nuancé qu'avant. »
« On ne devrait pas être obligé d'enchaîner huit tournois en huit semaines »
« Dans un monde idéal, une saison devrait être construite autour des quatre Grands Chelems et de tous les Masters 1000. Ensuite, chacun pourrait choisir quelques tournois en fonction de ses objectifs.
Aujourd'hui, quand on se bat pour une qualification au Masters de Turin, on est parfois obligé d'enchaîner sept ou huit tournois en huit semaines parce que quelques centaines de points peuvent tout changer. À mes yeux, les Masters 1000 devraient peser davantage dans le classement. »
« Dépasser Sinner ou Alcaraz ? Rien n'est impossible »
« Pour moi, n'importe quel joueur peut viser la première place. Tout dépend du niveau de jeu et surtout de la régularité.
Si je parviens à retrouver le tennis que j'ai montré à Rome et à être plus performant dans les grands rendez-vous, je peux évidemment reprendre beaucoup de points.
Je ne sais pas exactement où en est Alexander Zverev par rapport à Jannik Sinner, mais il avait réduit l'écart avant de marquer un peu le pas après Roland-Garros. »
« Le classement vient avec les résultats »
« Il faut être capable de gagner énormément de matches tout au long de l'année. Aujourd'hui, je suis encore assez loin d'eux au classement, mais dans notre sport, tout peut évoluer très vite. Ma priorité reste de jouer mon meilleur tennis.
Si je vais loin ici, voire si je gagne le tournoi, je prendrai naturellement beaucoup de points. Au final, le classement est la conséquence des résultats, pas un objectif que l'on peut atteindre en faisant des calculs. »