« Ce gamin est nul » : quand Steve Johnson n’avait pas vu venir le phénomène Jannik Sinner
Nous sommes au Masters 1000 de Rome en 2019. Jannik Sinner n'est encore qu'un jeunot, invité à participer au grand tableau du tournoi pour la première fois de sa carrière.
Pour son tout premier match au Foro Italico, le futur vainqueur en Grand Chelem hérite de Steve Johnson, loin d'être un adepte de la terre battue. Sinner passe tout proche de l'élimination, sauvant une balle de match à 5-3 sur son service dans le troisième set.
« Ce gamin est nul, il est mauvais »
L'Italien enchaîne ensuite quatre jeux d'affilée pour finalement s'imposer 1-6, 6-1, 7-5 en 1h51. Une défaite que Johnson avait considérée comme humiliante à l'époque, comme il l'a expliqué dans des propos relayés par TennisUpToDate :
« Quand tu affrontes une wild card locale ou un gamin du coin, ça provoque un sentiment particulier. Je marche sur le court et je vois ce gamin d’1m90, de 50 kilos, super maigre, et je me dis : 'Ça peut mal tourner pour moi. Là, je dois gagner.'
Parce que perdre dans ces conditions, sur le court central, ce ne serait pas beau à voir. Dans le troisième set, j'essaye juste de trouver le moyen de gagner. J'ai servi pour le match, obtenu une balle de match, mais j'ai perdu 7-5.
Après le match, j'appelle mon agent et je lui dis : 'Ce gamin est nul, il est mauvais. J'arrête le tennis.' Mais mon équipe me dit : 'Attends un peu, ce gamin sera incroyable.' Ce à quoi je leur répond : 'Vous êtes des idiots. Ce gamin n'ira nulle part. Il va gagner un seul match de sa vie, et ça sera contre moi.'
Je n'imaginais pas que quelques années plus tard, il raflerait des Grands Chelems, gagnerait 100 millions par an et deviendrait même n°1 mondial. »